Natura 2000 Salagou

Depuis 2003

Avec près de 13 000 hectares la Zone de Protection Spéciale (ZPS) du Salagou englobe une grande variété de milieux. Située au centre du département de l’Hérault, elle effectue la transition entre la plaine languedocienne et les premiers contreforts de la Montagne Noires et du Larzac. Le climat méditerranéen y subit quelques influences qui concourent à cette diversité d’habitat.
La désignation de la ZPS du Salagou est motivée par la présence de vingt et une espèces inscrites à l’annexe I de la directive Oiseaux.
La ZPS vise en premier lieu la conservation d’un couple d’Aigle de Bonelli. Elle s’étend sur l’ensemble du domaine vital de l’oiseau. Ce territoire comprend la vallée cultivée du Salagou, les coteaux de Cabrières et la plaine viticole de Péret et d’Aspiran.
Trois autres espèces d’oiseaux dont la présence est remarquable, ont également été prises en compte dans la délimitation de la ZPS, l’Outarde canepetière, le Blongios nain et le Busard cendré. La zone est également appropriée à la conservation de noyaux importants de populations d’espèces présentes dans les garrigues et les plaines méditerranéennes.

Biodiversité

Portrait d'oiseau

Nycticorax nycticorax
Bihoreau gris

Ce héron arboricole, trapu et court sur pattes, au dos gris sombre vit près des lacs et des zones humides bordés d’une végétation abondante. En période de reproduction, l’adulte a deux longues plumes blanches sur la nuque. La quiétude des sites de nidification est essentielle pour cette espèce.
On rencontre le Bihoreau gris au crépuscule ou à l’aube, immobile, à demi immergé guettant des poissons, des vers ou des insectes.

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Clin d'oeil
Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon

Georges-Louis Leclerc, Comte de Buffon (1707-1788) a été Intendant du Jardin des Plantes à Paris, de 1739 à la fin de sa vie. Mathématicien, philosophe, écrivain et naturaliste, Buffon est l’auteur d’une « Histoire Naturelle générale et particulière ». Les pages 435 à 439 du Tome 22 sont consacrées au Bihoreau :
« La plupart des Naturalistes ont désigné le Bihoreau sous le nom de corbeau de nuit (nycticorax) ; et cela d’après l’espèce de croassement étrange, ou plutôt de râlement effrayant et lugubre qu’il fait entendre pendant la nuit ».

Ixobrychus minitus
Blongios nain

Avec ses 35 cm, le Blongios nain est le plus petit héron d’Europe. D’une discrétion infinie, il est difficile à observer. Il pêche à l’affût dans des eaux peu profondes larves d’insectes aquatiques, batraciens, petits poissons, vers et mollusques.
A la moindre alerte, il combine ses talents de funambule et d’illusionniste : il s’immobilise, accroché aux roseaux, tachant de s’y fondre.
En très forte régression, le Blongios nain est présent de mai à septembre sur les berges du lac. Très sensible aux dérangements, évitons toutes perturbations aux abords des roselières.

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Emberiza hortulana
Bruant Ortolan

Le Bruant ortolan menacé à l’échelle européenne, est présent dans le sud de la France dont dans le Grand Site Salagou – Cirque de Mourèze. Une cinquantaine de couples y a été recensée soit près de la moitié de la population du territoire français.
Le Bruant ortolan occupe les milieux agricoles en mosaïque, alternant la vigne, les friches, les garrigues basses. Il utilise un arbre isolé ou une haie, pour lancer son chant. Il construit son nid à même le sol. Migrateur le bruant est présent dans le Grand Site pendant la période de nidification, d’avril à septembre, puis migre en Afrique tropicale.

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Tetrax tetrax
Outarde canepetière

L’Outarde canepetière est aujourd’hui une espèce qu’il est urgent de protéger. Cet oiseau d’environ 40 cm n’est pas toujours facile à observer. Le chant du mâle est caractéristique : un «prêêêt» sec, lancé à intervalle régulier comme un pet, d’où son nom de cane qui pète. Ce son permet de repérer le mâle d’Outarde dans les terrains ouverts. En fin d’après-midi, habillés avec discrétion, vous pouvez partir en maraude, les oreilles aux aguets.
Plus discrète, la femelle qui niche au sol, doit se rendre invisible pour mener à bien sa couvée. L’Outarde canepetière est inféodée aux zones de mosaïque agricole et de végétation basse : vignes, cultures fourragères, pâturages, friches. Elle est présente dans les plaines de la commune de Péret.

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Lanius collurio
La Pie grièche écorcheur

Ce passereau insectivore affectionne la végétation basse des cultures, les haies et les zones pâturées. On l’aperçoit perchée sur un arbuste à l’affût, ou lançant son chant issu d’imitations d’autres oiseaux partageant le même milieu.
Présente dans le territoire du Grand Site Salagou –Cirque de Mourèze pendant la période de nidification ou en haltes migratoires, la Pie grièche écorcheur a l’habitude d’empaler ses proies sur des buissons épineux (ronces) constituant des « lardoirs » que l’on observe parfois.

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Circaetus gallicus
Circaète Jean-le-Blanc

Ce grand rapace d’environ 1m70 d’envergure est plus connu sous le nom d’aigle aux serpents, lié à son régime alimentaire, composé à plus de 80% de reptiles. Ce régime particulier l’oblige à quitter nos contrées l’automne pour s’en aller passer l’hiver en Afrique. On peut facilement l’observer, survolant des milieux ouverts à la recherche de proies. On le reconnait aisément par sa stature et la couleur blanche des ailes et du corps.
L’augmentation du couvert forestier constitue une menace à long terme pour la pérennité des territoires de chasse de cet aigle.

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Sylvia undata
Fauvette pitchou

Petit passereau inféodé aux garrigues, la Fauvette pitchou (de l’occitan « pichòt » petit) est présente toute l’année, se nourrissant essentiellement d’insectes. D’un vol rapide, elle se pose brièvement au sommet des arbustes avant de disparaître dans les massifs ras de chênes kermès, de buis ou de romarins jalonnant ces milieux rocailleux et secs. Dérangée, elle alarme d’un cri rauque et râpeux, tentant ainsi d’éloigner les intrus de son territoire.
Traditionnellement commune en garrigues méditerranéennes, la Fauvette pitchou voit aujourd’hui ses effectifs chuter du fait de la diminution du pastoralisme et de la fermeture des milieux.

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Caprimulgus europaeus
L’Engoulevent d’Europe

Cet oiseau migrateur est présent dans notre région dès la mi-avril. A la nuit tombée, l’engoulevent chasse en vol les insectes. Les soirées de mai sont l’occasion d’entendre son chant puissant qui rappelle le bruit d’une mobylette au loin. Ces parades s’achèvent d’un claquement d’ailes caractéristique. Difficile à apercevoir tant il se fond dans le milieu, on peut le rencontrer sur le massif de la Ramasse, ou dans les garrigues de Péret, Cabrières, et souvent sur les routes. Aux prémices de l’automne, il regagne l’Afrique.

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Anthus campestris
Pipit rousseline

Le Pipit rousseline, espèce typique des pelouses sèches, est encore présent sur le territoire du Salagou grâce aux troupeaux qui entretiennent les milieux ouverts. Le Pipit rousseline, de couleur sable peut être vu principalement au sol, courant et picorant. Il se nourrit d’insectes, d’araignées, de petits vers. En vol ou posé, il émet un chant répétitif en trille, d’avril à juillet. Son déclin est lié à la déprise agricole où l’enfrichement et une revégétalisation importante entraînent la fermeture des milieux. L’utilisation excessive de produits phyto-sanitaires, réduisant la quantité d’insectes a un impact négatif pour le maintien des populations de Pipit rousseline. Enfin, les sécheresses récurrentes au Sahel, lieu d’hivernage de l’espèce, provoquent une mortalité supplémentaire

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Un territoire où les humains et la nature cohabitent

Aigle de Bonelli

Aquila fasciata

Oiseau emblématique du milieu méditerranéen, l’Aigle de Bonelli est une espèce en danger. En France, seule subsiste une trentaine de couples. Celui du Salagou est suivi depuis plusieurs décennies.
Adapté à la rudesse du climat, la puissance et l’agilité de ce rapace lui permettent de capturer des proies variées : petits mammifères, oiseaux.
En 2012, il a été équipé d’une balise télémétrique pesant moins de 45 grammes et dissimulée sous le plumage qui enregistre plusieurs fois par jour sa position. Les informations sur les déplacements, le territoire utilisé et les zones préférentielles de chasse, permettent d’améliorer les connaissances sur cette espèce fragile.
Chaque année au printemps, les aiglons sont bagués. Deux bagues sont posées, l’une en métal référence l’oiseau dans la base de données du Muséum National dans le cadre du Plan national d’action pour l’Aigle de Bonelli. L’autre en plastique comporte un code unique grâce auquel l’individu sera reconnu par un observateur muni d’une longue-vue.

Son mode de vie

Discret, il se tient volontiers sur des perchoirs ou à flanc de falaises à la vue imprenable, attentif à tout danger. Il reconstruit son aire dès la fin de l’automne, y apportant branchages de diverses essences. Le couple continue après l’éclosion à tapisser le nid de rameaux frais. Son régime alimentaire est très diversifié, allant du héron cendré au mulot, en passant par le lapin, la perdrix, le choucas, la pie, le pigeon ou encore le rat.

Ses caractéristiques

On identifie l’Aigle de Bonelli au contraste entre son ventre blanc et le dessous des ailes sombres. D’une envergure moyenne d’un mètre soixante-dix, c’est un excellent voilier. Son territoire idéal associe des escarpements rocheux et une mosaïque de milieux ouverts.

Son habitat

L’habitat et le territoire de chasse de cet oiseau méditerranéen est inféodé à des paysages ouverts, au sol nu favorable aux espèces proies de l’Aigle du Bonelli. Aussi, la protection des paysages remarquables du Grand Site Salagou – Cirque de Mourèze est en adéquation avec le Document d’Objectifs du programme Natura 2000 le Salagou.

Biodiversité

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